Ces stratégies de votre ego limitent votre vie

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Conditionnement social

Ces stratégies de votre ego limitent votre vie

« Tiens, c’est joli, ça brille, ça réchauffe, qu’est-ce que c’est ? Je touche pour voir et aïe, c’est du feu ! Le feu ça brûle, il ne faut pas que je touche au feu. »

Quand on fait une expérience dans la vie, on internalise cette expérience sous forme de convictions.

Une conviction est une forme de jugement qui s’est figée en nous.

Ici, « le feu ça brûle ».

A quoi servent ces convictions ? Elles servent un objectif très clair, celui d’assurer notre survie.

L’ego met en place des mécanismes terriblement efficaces pour assurer votre survie.

Cela me permet d’interpréter rapidement des situations, éviter le danger, empêcher de mourir, plutôt que d’utiliser notre rationalité, de réfléchir consciemment, peser le pour et le contre, ce qui prendrait bien plus de temps. Et quand en danger, on n’a pas le temps.

Tiens tiens, un mammouth qui me fonce droit dessus, est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Quels sont les avantages et inconvénients… ? Et PAF vous êtes mort.

De la même manière, lorsque des difficultés nous arrivent dans notre vie, nous les internalisons aussi sous forme de convictions

  • J’aimais bien chanter, pour avoir l’attention de ma mère, qui était occupée à faire autre chose, j’ai chanté devant elle, et elle m’a dit « arrête, tu casses les oreilles ». Depuis, j’ai internalisé le fait que « je suis quelqu’un qui ne sait pas chanter »

Une stratégie pour assurer votre survie, votre intégrité psychique. Sans cette stratégie, vous risquez de vous ridiculiser à nouveau, et vous ridiculiser c’est aussi dangereux que mourir, vous associez aller chanter à la mort.

Sans cette stratégie, la vie serait trop dure, vous souffririez trop.

Donc votre ego remplit bien son rôle, d’assurer votre survie, puisqu’il vous aide sur le moment à ne pas souffrir.

Et c’est puissant, parce que notre esprit a toujours besoin d’être en cohérence avec nos convictions.

  • Si nous nous définissons comme quelqu’un de très calme, nous n’allons pas nous comporter comme quelqu’un de très énergique.
  • Si, à l’inverse, nous nous définissons comme quelqu’un de très énergique, nous n’allons pas agir comme quelqu’un de très calme.

Et toute la vie on va rester en cohérence avec la définition qu’on s’est donnée de nous-même.

Le problème, c’est que ces stratégies nous empêchent de nous épanouir ou de réussir, elles limitent notre vie. Ces convictions nous pourrissent la vie.

Si je reste dans cette croyance que je ne sais pas chanter, je vais passer le restant de ma vie à vérifier que je ne sais pas chanter.

Dès que l’on m’invitera à une fête, je dirai « Non, non, allez-y, chantez, moi, je ne sais pas chanter ». Je vais être tout seul dans mon coin à ne pas chanter à cause de cette conviction que j’ai développée.

Une conviction comme ça, ça passe, mais trop de convictions limitantes, et je vis une toute petite vie.

  • Par exemple, lorsqu’après énormément d’efforts, vous continuez d’avoir de mauvaises notes à l’école, vous décidez que « vous n’êtes pas quelqu’un de très intelligent ». La réalité vous semble plus facile comme cela. Puisque vous n’êtes pas quelqu’un de très intelligent, après tout, il est normal que vous ayez de mauvaises notes.

Plutôt que d’accepter la souffrance, nous mettons inconsciemment une stratégie pour éviter de souffrir. Nous développons de nouvelles convictions, souvent même carrément un changement d’identité, qui nous permet de vivre l’expérience de manière moins douloureuse.

Très souvent, les gens disent : « Non, je ne ferai pas ça, je ne suis pas ce genre de personne. »

Est-ce vraiment le cas ?

Quand avez-vous commencé à vous définir de telle ou telle manière ?

Il y a combien de temps ?

  • « Je suis trop bien pour eux »
  • « De toutes façons, nous n’étions pas faits pour être ensemble »
  • « Nous vivons dans un monde de loups »

Le problème, c’est que ces automatismes de défense de l’ego, qui au départ devait assurer notre survie, elles produisent des convictions erronées, fausses. Elles sont inadaptées à une vie aussi complexe que la vie moderne dans notre société contemporaine. Elles assurent peut-être notre survie mais seulement à court terme, et au détriment de notre bonheur.

Un autre exemple :

  • Imaginez que vous avez un objectif et que vous êtes sur le point de l’accomplir. C’est un objectif important, comme un examen, un entretien d’embauche. A la dernière minute vous êtes pris de peur, disons par exemple que vous êtes sur le point de le faire et vous vous retirez, ou vous remettez à plus tard. Au bout d’un moment, vous ne voulez pas blesser votre ego, vous finissez donc par penser « Je suis un procrastinateur ». Il est plus facile de penser de cette manière, plutôt que de se faire du mal en essayant sans succès.
  • Mais à long terme, à votre avis, c’est utile de se mettre le label de procrastinateur ? Et vous qui vous conduisez en cohérence avec vous-même, vous allez agir en procrastinateur ! Vous en devenez prisonnier. Vous êtes malheureux, et comme dans la société moderne, la survie dépend de votre capacité à accomplir, le mécanisme de survie de l’ego se retourne contre vous puisqu’il vous empêche d’accomplir

Ces croyances sont comme des lignes de code, des schémas de pensée qui sont en vous, dans votre inconscient, et qui se réactivent à chaque fois que des situations similaires se présentent.

Imaginez un timide. Est-ce que quelqu’un qui est timide est né timide ?

« Julien, je suis quelqu’un de timide et cela me rend la vie difficile.

— Ah bon, c’est-à-dire ?

— J’ai une personnalité qui fait que je ne vais pas vers les autres.

— Depuis quand as-tu cette personnalité ?

— Depuis toujours

— Depuis toujours ? Quand est-ce que tu t’es senti timide pour la première fois ?

— À l’école primaire.

— Et comment étais-tu avant ?

— C’est vrai qu’avant, j’allais plutôt vers les autres.

— Et ensuite ?

— Je ne suis plus allé vers les autres.

— Pourquoi ? Qu’as-tu vécu en primaire ?

— Je me suis fait rejeter par ceux qui avec qui je voulais être ami.

— Comment t’es-tu senti à ce moment-là ?

— Je me suis senti trahi. C’était douloureux, très douloureux.

— Ce jour-là, tu as commencé à te définir comme quelqu’un de timide. Tu t’es collé cette étiquette pour éviter de souffrir. Oui, car ce n’est pas ta faute si tu te fais rejeter, c’est la faute de ta timidité. Cela échappe à ton contrôle, tu n’es plus responsable de ta situation. Est-ce que tu comprends que la timidité est une stratégie que tu as mise en place pour éviter de souffrir ?

— Je comprends.

— Cette stratégie était utile pour taire ta souffrance lorsque tu étais à l’école primaire. Cette stratégie est-elle encore efficace pour te permettre d’éviter de souffrir maintenant que tu as 25 ans ? Cette stratégie te permet-elle de vivre efficacement en société ?

— Non.

— Alors, que décides-tu de faire maintenant ?

— Je décide de ne plus être timide ! »

Depuis quand avez-vous ces croyances limitantes qui dictent ce que vous pouvez faire et ce que vous ne pouvez pas faire ?

Pour la plupart des gens, la réalité est construite sur un ensemble de croyances qu’ils ont commencé à avoir il y a des dizaines d’années.

Autrement dit, vous avez un logiciel qui date d’il y a des dizaines d’années et vous ne l’avez jamais mis à jour. Et il traîne dans votre inconscient.

Ces convictions sur qui vous êtes en tant que personne deviennent la limite de ce que vous pouvez être dans la vie.

Regardez tous les domaines de votre vie où vous vous êtes mis des limites et demandez-vous : quand avez-vous créé ces limites ?

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