Pourquoi douter est une CHANCE ?

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Pourquoi douter est une CHANCE ?

Vivre Mieux
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(1) Nous n’avons pas tous la CHANCE de douter de soi !
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Vous êtes peut-être familier avec la situation suivante : « après tout, je ne vis qu’une fois, donc je décide de vivre pleinement ma vie ! Cette année j’ai même entrepris de nombreux efforts pour vivre mieux :

  • Je me suis motivé pour être plus engagé au travail / en cours
  • Je me suis remis au sport
  • J’ai décidé d’être positif dans mes relations
  • J’ai décidé de mettre fin à cette mauvaise habitude

Mais, à chaque fois, j’ai l’impression que mes efforts sont superficiels, et je finis par baisser les bras. Ce sont toujours les mêmes soucis qui me rattrapent. Parfois je me dis que j’en fais trop, que tout est dans ma tête, qu’il suffit de ne pas se prendre la tête, et d’arrêter de trop réfléchir » C’est peut-être un discours qui vous est familier.

Vous rencontrez peut-être des difficultés à garder de bonnes habitudes, à faire des rencontres, nouer et entretenir des relations durables, peut-être avez-vous affaire à des échecs professionnels, à contribuer au maximum de votre potentiel, ou êtes en proie à de l’anxiété, au sentiment d’être perdu, de ne pas être à votre place… Vous retombez toujours dans les mêmes schémas de pensée, vous rencontrez des blocages, les choses ne se passent pas comme prévu. Vous êtes triste, déprimé, déçu, en colère, par rapport à votre condition de vie qui ne correspond pas à vos idéaux.

Pourtant, vous décidez de rester positif : « ce n’est pas grave, on garde confiance, on avance ! Mettons tout cela de côté et regardons la vie positivement ! ». Pourtant, à chaque résistance, vous sentez que vous perdez un peu plus confiance en vous.

Alors vous doutez.

« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Est-ce que c’est ma faute ? » Heureusement, votre entourage vous soutient. Votre famille, vos proches, vos amis vous disent « mais non, ce n’est pas de ta faute, tu réfléchis trop, il suffit d’y croire, d’être positif, et de ne pas se prendre la tête ! ». Convaincu par le soutien répété de votre entourage, vous apprenez que dans la vie, il est inutile de trop douter. Il vaut mieux aller de l’avant. « Je devrais garder confiance en moi, avancer dans la vie, en étant positif, en évitant de trop réfléchir. En continuant de faire ce que j’ai toujours fait ». On vous dit qu’il faut être confiant, sûr de soi, donc vous cherchez coûte que coûte à ne pas douter de vous.

« Mes pensées négatives, mon sentiment d’inadéquation, je les mets dans un coin de la tête, et je n’y pense plus. Il suffit de vivre dans l’instant présent »

C’est une pensée légitime, le doute vous éloigne de l’instant présent, d’une vie pleine, spontanée et positive. Même si vous rencontrez régulièrement des résistances dans la vie, des difficultés, vous vous dites que c’est passager.

Et puis, de toutes façons, il n’y a pas d’alternative : même si vous voulez vivre autrement, vivre mieux, vous n’avez pas vraiment de méthode, vous ne savez pas comment le faire. Les mêmes soucis finissent donc par revenir, et vous êtes enclin à accepter condition de vie telle qu’elle est.

Après tout, c’est plus grand que vous, ce n’est pas fait pour vous, ce n’est pas dans votre personnalité, ou peut-être considérez-vous que cela échappe à votre contrôle, puisque c’est le sort de la chance, du destin, de Dieu.

Mais est-ce que c’est vrai ?

Est-ce que la seule réponse possible au doute est de rester dans votre condition actuelle, quand bien même elle serait source de souffrance ? Faut-il se résigner à accepter ses limites ? Est-ce qu’il est vraiment, vraiment impossible de vivre mieux que cela, de sortir de ce piège ? Est-ce qu’il n’y a pas une méthode ?

Et si le doute était quelque chose de positif ? Que se passerait-il si nous accueillons ce doute, si nous allions creuser un peu, regarder ce qui se passe ?

Et si, à travers le doute, notre esprit nous signalait quelque chose ?

Laissez-moi vous dire : vous avez de la CHANCE de douter de vous.

Imaginez que vous êtes dans une salle avec une seule sortie : une porte fermée à clé. Si vous êtes certain qu’il est impossible de l’ouvrir, essaieriez-vous d’ouvrir cette porte ? Non. A l’inverse, pensez-y : si vous doutiez du fait qu’il est impossible d’ouvrir cette porte, n’essaieriez-vous pas de l’ouvrir ? Le prérequis pour ouvrir cette porte qui vous empêche d’avancer, c’est de douter qu’il est impossible de l’ouvrir. Alors, vous vous rendriez peut-être compte que cette porte n’avait jamais été fermée à clé.

Nous devrions nous sentir chanceux de douter, parce que le doute signifie que nous sommes en train de grandir. C’est précisément en doutant de nos certitudes que nous sommes capables de dépasser notre condition actuelle.

Vous savez, certains grandissent dans une famille émotionnellement riche. Ils héritent de savoir-faire intergénérationnels, et ils bénéficient d’un environnement varié, comme l’appartenance à une communauté, des convictions et des valeurs fortes. Ceux-ci sont souvent équipés pour naviguer avec confiance dans le monde.

A l’inverse, d’autres grandissent dans une famille émotionnellement pauvre, avec des façons d’être toxiques, peut-être depuis plusieurs générations, vivent dans un milieu négatif, et n’appartiennent pas à des communautés ou alors font partie de communautés qui prônent des valeurs destructrices. Ceux-là sont rarement équipés avec les bons outils. Tout le monde n’a pas développé les mêmes ressources.

Je vous invite à être attentif à cela. Si vous doutez de vous, et que vous rencontrez des difficultés dans votre vie, on vous a peut-être déjà dit d’arrêter de douter. En réalité, les personnes qui vous disent d’arrêter de douter sont ou bien les personnes qui effectivement n’en ont pas besoin parce qu’ils ont déjà reçu tout le savoir-faire et savoir-être nécessaire pour naviguer avec confiance dans le monde dans lequel ils vivent, ou bien des personnes qui eux-mêmes doutent et évitent d’aller voir ce qu’il y a derrière leurs propres doutes.

Lorsque quelqu’un apprend à nager, et qu’il ne sait pas encore nager, est-ce que vous lui diriez de simplement se fier à ses instincts et d’arrêter de douter de ses propres capacités ? Non, à quelqu’un qui ne sait pas nager, vous lui expliquez étape par étape comment positionner ses bras et ses jambes, comment respirer, en décomposant mouvement par mouvement. Vous passez tout le temps qu’il faut à répéter et répéter pour qu’un jour les gestes deviennent inconscients, ancrés dans leur intuition.

Si vous doutez, si vous avez peur, si vous hésitez, je vous invite à réfléchir. Allez chercher la réponse, si vous cherchez bien, vous peut-être que vous la trouverez, non ?

Il paraît que « L’ignorant est celui qui ne doute de rien ». Donc si je peux me permettre, osez douter de vos certitudes. Si vous souhaitez vivre mieux, le doute est un bon point de départ.

Ecoutez-bien l’histoire que je vais vous raconter maintenant.

Un jour, un homme se promène dans un zoo, et rencontre un imposant éléphant, aussi gros qu’un camion. Il remarque que celui-ci n’est ni gardé dans une cage ni retenu par une chaîne. Tout ce qui l’empêche de s’échapper du camp est un petit morceau de corde attaché à l’une de ses pattes.

L’homme ne comprend pas pourquoi l’éléphant n’utilise pas sa force pour briser la corde et s’échapper du camp. Il pourrait facilement le faire, mais au lieu de cela, il ne tente pas du tout de s’échapper.

Alors il demande à un dresseur qui n’est pas loin : « pourquoi est-ce que l’éléphant reste planté là et n’essaie pas de s’échapper ? »

Le dresseur lui répond : « lorsqu’il était beaucoup plus petit, nous utilisions une corde pour l’attacher et, à cet âge, cela suffisait à le retenir. En grandissant, il a continué à croire qu’il ne pouvait pas se détacher. Il croit que la corde est encore suffisamment forte pour le retenir, alors il n’essaie plus jamais de se libérer »

La seule raison pour laquelle l’éléphant ne se libère pas et ne s’échappe pas du camp est qu’avec le temps, il s’est mis à croire que ce n’était tout simplement pas possible. Ce n’est plus une corde physique, qui n’est plus là depuis bien longtemps, mais une corde mentale qui l’empêche de partir.

Dans l’esprit de l’éléphant, il lui est impossible de s’échapper du zoo

On ne peut pas s’échapper d’un piège sans savoir que l’on est dedans.

Puisque l’esprit de l’éléphant n’est pas conscient de l’existence de ce piège, il ne peut pas s’en échapper. Dans quelle condition l’éléphant pourrait-il alors se libérer ?

Pour se libérer, l’éléphant doit d’abord douter de ses certitudes. C’est donc bien par le doute que l’éléphant pourrait accéder à une meilleure condition de vie.

Comme cet éléphant, est-ce qu’il serait possible que nous ne soyons pas là où nous voudrions l’être, parce que nous ne savons pas douter de nos certitudes ? Dans ce cas, le message prend tout son sens, nous n’avons pas tous la chance de douter de nous.

Voici une série de certitudes que nous avons et dont peut-être nous devrions douter.

  • Je ne suis pas doué pour telle ou telle chose
  • Je ne suis pas assez intelligent
  • Je suis quelqu’un de timide
  • Je n’arriverai jamais à réussir
  • Les gens sont malhonnêtes
  • Il va finir par m’abandonner
  • C’est trop beau pour être vrai
  • Cela ne marchera jamais

De quelles certitudes pourriez-vous douter ?

Nous avons la conviction que nos certitudes sont des vérités absolues. Nous sommes pris dans un piège dont nous ne connaissons même pas l’existence.

Et pour en sortir, nous devons commencer par douter. Soyez ouvert à l’éventualité que ce qui vous paraît comme impossible est en fait peut-être possible.

Gardez l’esprit ouvert, osez douter.

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